2012 - BLACK AND WHITE SPIDER AWARDS HONORS PHOTOGRAPHER

London (06/09/2012)

Professional photographer Hélène de Roux of France was presented with the 7th Annual Black and White Spider Awards Nominee in the category of Fine art, Architectural, Sport at a prestigious Nomination & Winners PhotoShow. The live online ceremony webcast Saturday, June 9, 2012 was attended by photography fans in 72 countries who logged on to see the climax of the industry's most important event for black and white photography.
The awards international Jury included captains of the industry from National Geographic, Fratelli Alinari, Heffel Fine Art to the Tate in London who honored Spider Fellows with 180 coveted title awards and 875 nominees in 14 categories.
"It is an incredible achievement to be selected among the best from the 8,223 entries we received this year," said Basil O'Brien, the awards Creative Director. "Hélène de Roux's "Reflet, Champ de Mars and North Burleigh beach," several exceptional images entered in the Fine art, Architectural, Sport categories, represent black and white photography at its finest, and we're pleased to present her with the title of Nominee."
You can view the 7th Annual Winners Gallery at → thespiderawards
BLACK AND WHITE SPIDER AWARDS is the leading international award honoring excellence in black and white photography. This celebrated event shines a spotlight on the best professional and amateur photographers worldwide and honors the finest images with the highest achievements in black and white photography.

2011 - MIROIR DE L'ART

Le feu intérieur par Ludovic Duhamel

Il ne saurait exister d’art, et a fortiori de photographie, sans que l’artiste possède au fond de lui le feu sacré. Le feu intérieur. Cette espèce d’exaltation permanente qui lui accorde d’obtenir l’énergie nécessaire à la réalisation d’une vie toute entière tournée vers la création. Cette ardeur qui ne s’achète ni ne se transmet, dont le rayonnement nous enveloppe, de toute évidence, dès le premier regard posé sur les images de cet ouvrage.
La photographie reproduite au fil de ces pages se nourrit d’abord et avant tout de cet embrasement perpétuel. Il y frémit une ardente passion pour les beautés du monde, pour tout ce qui témoigne de la condition humaine. Un enthousiasme incandescent qui évoque avec chaleur notre époque, sous toutes les latitudes.
Les images glanées avec infiniment de patience par Hélène de Roux, photographe au demeurant très peu prolixe, et dont il convient de souligner qu’elle ne se cantonne pas dans un genre unique, confortable et définitif, mais s’applique au contraire à développer un regard tous azimuts, prennent le pouls du monde, mine de rien, sans en rajouter plus que de mesure, avec une sorte de distanciation indulgente, celle d’un témoin conquis par ce qu’il observe. Se révèle dans ses photographies sa volonté d’être en osmose avec les êtres, le décor, l’atmosphère.
A bien y regarder, en filigrane, derrière chacune des images se devine la flamme qui anime son âme de créatrice. Là, le flamboiement harmonieux de l’Opéra de Sydney, la malice pleine de chaude indulgence de la cubaine accoudée à sa fenêtre. Ici, le soleil brûlant qui inonde une petite route australienne, la courbe lumineuse d’une rue de Lisbonne. Les photographies sont prises à main levée, sans pied, sans fioritures, et gardent de fait fraîcheur et spontanéité. Il s’agit de donner à voir, de témoigner de la poésie aux multiples visages du paysage comme de la société, des complexes visions qu’ils offrent à qui sait voir, presque de communier avec eux. Il s’agit de s’astreindre à un résultat parfaitement abouti, pour lequel la lumière met en exergue les perspectives, où les contrastes donnent un éclairage inédit au sujet. Il s’agit pour elle, à chaque cliché, de dire juste.
Le regard d’Hélène de Roux s’exonère cependant de toute volonté simplement plastique. Dans chaque photographie se dévoile aussi une histoire, à chaque fois différente. Chaque image se lit comme un petit roman qu’il convient d’aborder avec un œil vierge, afin de mieux en savourer la trame.
Oui, d’un côté, la lumière, les ombres, les lignes, le cadrage, et donc la tentation pour le spectateur de cette photographie si personnelle de se perdre dans la pureté des scènes immortalisées par Hélène de Roux. Mais de l’autre, cette facette narrative, le souci du vécu, de ce que suggèrent certaines attitudes, certains détails, un objet, une ombre, l’inclinaison d’un corps, un geste.
Cette femme qui porte sa gourde d’eau pour la journée et qui avance lentement sous le soleil accablant du Maroc. Cette maison portugaise dans la flaque d’eau d’une rue de pavés disjoints, qui semble se replier sur un passé mystérieux. Chaque image raconte une vie, ou plusieurs vies, une histoire, ou plusieurs histoires.
Aucun pathos, nulle volonté de présenter une réalité avilie, nulle volonté d’en faire des tonnes, comme malheureusement trop de ses contemporains s’y résolvent parfois, sombrant dans un réalisme facile et pour tout dire bien souvent artificiel, duquel toute poésie a disparu, au contraire de l’œuvre d’Hélène de Roux. La simple volonté de ne pas trahir l’atmosphère d’un instant qu’elle souhaite mémorable. A chaque photographie, l’émotion fugace d’une petite seconde d’éternité…
De ce feu intérieur qui la nourrit et lui offre de mener désormais une œuvre aussi variée et ambitieuse, Hélène de Roux puise l’ardeur nécessaire à la réalisation d’une image qui échappe à toute considération mercantile, jouant de sa liberté avec détermination, pour témoigner encore et encore de ce que son œil perçoit, et qu’il nous est aujourd’hui si attrayant de contempler…

2009 - LE MONDE 2

Eloge du temps suspendu

Hélène de Roux s'inscrit dans la grande tradition humaniste des photographes français. Guidée par la lumière, elle capture instinctivement en noir et blanc, au fil de ses voyages et de ses rencontres, un monde qui tend à disparaître. Autant de moments de quiétude avant la tempête.

2009 - CONNAISSANCE DES ARTS

Hélène de Roux en perspectives par AC

"Perspectives" est à la fois le titre d'un livre de photographies d'Hélène de Roux, paru en avril aux éditions BW, et celui de sa première exposition à la galerie Photo4.
Née en 1960 à Toulon, Hélène de Roux travaille à Paris. C'est une voyageuse, touchée par des images témoignant d'un changement attendu, voire imminent. Fascinée par Cuba, elle a aussi consacré un large travail aux paysans d'Auvergne. Elle oriente actuellement ses recherches vers la nature.
"Il n'y a pas de dénonciation, seulement un état des lieux, que le travail sur les contrastes rend très sensible" explique le responsable de la galerie, Victor Mendès. Comme à l'accoutumée, Photo4, "petite sœur" de la galerie d'art contemporain Lucie Weill et Seligmann, fondée fin 2006 par son directeur Charles Zalber, invite à découvrir un photographe contemporain, travaillant en argentique, en noir et blanc et développant ses photographies.
Le livre a été réalisé avec une sélection d'une trentaine de tirages, témoins de dix ans de travail. Pavés de lisbonne, vieille dame cubaine, hammam en Tunisie, square parisien... Ce sont les mêmes images que l'on retrouve dans l'exposition, toutes au format 30x40 cm, accessibles entre 750 et 950 euros pour une édition huit exemplaires.

2009 - REPONSES PHOTOS

Classicisme en N&B par SH

Voilà une belle collection d'images disparates qui réjouira les adeptes des photos N&B traditionnelles où les belles lumières viennent magnifier les contrastes et les matières. Une vision transversale qui s'appuie sur de solides cadrages.

2009 - MIROIR DE L'ART

Une œuvre d'aujourd'hui par Virginie Nielsen

Les lignes fuient au-delà des contours de l'image, lignes obliques et perpendiculaires d'un hammam en Tunisie, lignes d'une eau étale reflétant un ciel chargé de nuages, lignes alternativement claires et sombres qui définissent au centre de l'image un cœur vivant de jeunes garçons.
Sur l'horizon, une nuée évanescente dissimule tout le côté gauche de l'image, un ciel bas et lourd, renforçant encore l'impression d'isolement du groupe d'adolescents. Un pur moment de détente, entre ciel et terre, le temps suspendu de l'enfance.
Au premier plan les lignes s'épousent et l'eau qui stagne irradie une lumière limpide, tout est bien, calme, immuable. Et puis le regard remonte le long de la photographie noir et blanc, croise un instant les œillades à la fois timides et insolentes des jeunes gens et se perd à l'arrière-plan sur une étrange architecture comme surgie de nulle part, noire, prédominante, animal préhistorique momifié.
On sent peser sur ce monde insolite à nos yeux d'occidentaux ue sorte de chape de plomb, presque une menace au fond de la sérénité. Un temps entre deux temps, entre passé et avenir. Un petit moment d'éternité.

2009 - A NOUS PARIS

Hélène de Roux

Les photos d'Hélène de Roux s'inspirent de moments pittoresques, d'épisodes de la vie qutidienne, glanés au gré de ses voyages. Avec un bel instinct et beaucoup de poésie dans le regard, l'artiste fixe sur la pellicule le sourire d'une vieille dame, des scènes de rue, un marché animé, la majesté d'un paysage, d'Essaouira au Berry, de Sydney à l'Auvergne, de Lisbonne à La Havane. Une trentaine de tirages noir et blanc sont exposés à la galerie Photo4.

2009 - AZART

Paris, Hélène de Roux

Quand hélène de Roux voyage, elle ne quitte jamais son appareil photo, immortalisant des "instants de vie" avec une infinie poésie. Dans ses images "l'humour n'est jamais loin, comme un ultime recours, salutaire, embusqué au fond des yeux, aux commisssures des lèvres, derrière les situations cocasses, insolites ou décalées". L'exposition retrace ses six dernières années de photographie. Un ouvrage accompagne l'exposition ("Perspectives", editions BW).

2007 - ELLE MAGAZINE

Fidèle à Cuba par Fabienne Broucaret

Pendant un mois, la photographe Hélène De Roux a promené son objectif à Cuba. Portraits et paysages bien loin des images de cartes postales. Un Cuba caché, tranquille et populaire.Voilà ce que dévoile Hélène De Roux.
Dans son exposition, "Cuba Esperando", la photographe pose un regard sensible et humain sur les habitants de cette île où le temps semble suspendu.
"Je suis partie à Cuba en 2004 sur un coup de tête pour accompagner ma cousine journaliste. Je n’avais pas du tout prévu de faire cette série de photos qui ne contient, au final, que des instants de vie", explique Hélène De Roux.
Le résultat est saisissant avec des clichés épurés, en noir et blanc, qui restituent le dur quotidien des Cubains. Une silhouette au détour d’une ruelle, un enfant sous des arcades, un visage derrière des persiennes… Hélène De Roux montre des hommes et des femmes dignes, "résignés mais pas désespérés". De La Havane à Trinidad, rien ne semble avoir changé depuis les années 50/60. Comme le souligne habilement le nom de cette exposition, le peuple cubain attend en espérant.
"J’ai été très surprise par les habitants des campagnes. Des gens simples qui vivent en dehors de la modernité", raconte la photographe.
A l’image de cette vieille dame dont les traits suffisent à raconter toute la vie. Entre ombre et lumière, joie et nostalgie.

2007 - LE PARISIEN

Cuba en noir & blanc par Carène Verdon

Munie de son Leica, Hélène de Roux a voyagé à travers Cuba et de retour dans l'Hexagone, elle dévoile ses clichés en noir et blanc, réalisés au fil de ses errances. La photographe donne à voir dans son exposition "Cuba Esperando", une île à l'opposé des stéréotypes. Ici pas de cigare, pas de musique, mais des portraits, des paysages et des instants de vie. Une vie qui semble s'être figée dans les années 1950. Ces portraits pris sur le vif montrent la vie des Cubains, où la "simplicité résignée, mais pas désespérée", se même à la chaleur et à la gaieté mélancolique de ce peuple. Les paysans âgés sont ses principaux modèles, "les lignes de leur peau racontent une histoire", mais elle a aussi photographié l'architecture de La Havane, de Cienfuegos et de Caibarién.

2007 - FEMINA

L'œil d'Hélène par PF

Appareil photo en bandoulière, Hélène de Roux parcourt le monde, posant sur ce qui l'entoure un regard sensible et humain. En 2004, c'est à Cuba qu'elle a promené son objectif, approchant au plus près les habitants de cette île où le temps est comme suspendu. Une silhouette au détour d'une ruelle, un visage derrière les persiennes, un enfant sous les arcades, de maigres palmiers dans l'horizon... Ses clichés épurés en noir et blanc restituent le dur quotidien des cubains. Entre la lumière et l'ombre, la joie et la mélancolie, c'est tout un peuple qui attend et espère.